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L'actualité juridique et économique des réseaux de distribution par Simon Associés
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L’Alliance du Pacifique : fenêtre sur le Mexique

Dossier spécial sur le Mexique : des opportunités existent pour l’offre des PME françaises dans de nombreux secteurs de la distribution.




  • L’Alliance du Pacifique

L’Alliance du Pacifique, lancée le 28 avril 2011 par la Déclaration de Lima à l’initiative de l’ancien Président péruvien Alan Garcia Perez, et concrétisée en juin 2012, est composée de 4 pays à savoir : le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou.

Challenger du pôle constitué par le versant atlantique de l’Amérique du Sud par les pays du MERCOSUR (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Venezuela), l’Alliance du Pacifique représente près de 215 millions d’habitants avec une croissance moyenne de 5% pour 2012 (contre 3,2 % au titre de la croissance mondiale). Avec 35 % du produit intérieur brut latino-américain et 50 % du commerce de l’Amérique latine avec le monde, ce bloc libre-échangiste a attiré en 2012 près de 70 milliards USD d’investissements directs étrangers en 2012. D’autres membres devraient venir élargir l’Alliance Pacifique. Le processus d’adhésion du Costa Rica a en effet été lancé.

La France (avec 15 autres pays) a aujourd’hui le statut d’observateur. Préalablement à la réunion des Ministres des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de l’Alliance du Pacifique (de l’Economie dans le cas du Mexique) fin juin 2013, quatre autre pays ont déjà demandé à avoir un statut d’observateur : la Chine, les Etats-Unis, la Turquie et la Corée du Sud.

Lors du sommet en mai 2013 à Cali en Colombie, les membres de l’Alliance du Pacifique ont décidé la suppression réciproque du VISA touristique pour leurs ressortissants dans le cadre d’une politique commune de développement du tourisme et d’intégration.

Les ressortissants des pays membres peuvent désormais circuler librement à l’intérieur de l’Alliance du Pacifique pour des séjours d’une durée maximum de 180 jours sans permis de travail. La mesure s’appliquera d’abord aux flux de voyageurs pour affaires ; elle s’étendra ensuite à l’ensemble de la population. Cette ouverture des frontières constitue assurément un premier pas vers une libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.

Parmi les autres décisions prises à Cali en mai dernier, figure notamment l'exonération totale des droits de douanes, sur 90% des échanges commerciaux entre les quatre pays membres. Sur le front des fournisseurs, Pékin est en passe de supplanter l'Union européenne au rang de 2èmefournisseur (derrière les Etats-Unis) de l’Alliance du Pacifique, dont tous les pays membres sont actuellement situés sur la façade pacifique du continent Sud-Américain.

  • Le Mexique
  • La situation économique du Mexique

Afin d’atténuer sa forte dépendance aux Etats-Unis, qui continuent à absorber près de 80 % des exportations mexicaines et sont à l’origine de 50 % des implorations, la participation du Mexique à l’Alliance du Pacifique répond à sa stratégie de diversification commerciale. Dans sa quête de leadership régional, le Mexique a fait de l’Alliance du Pacifique le vecteur de sa politique économique extérieure en Amérique latine. Le Mexique, 115 millions d’habitants en 2012, 2èmeéconomie d’Amérique latine et 14èmepuissance mondiale a connu depuis 2010 une reprise avec 5,5 % de croissance du PIB et continue à croître avec entre 3,4 et 3,7% en 2013 (est.).

Grâce à sa politique d’ouverture avec de multiples accords bilatéraux et multilatéraux (12 accords de libre-échange avec 44 pays dont notamment l’Union Européenne, les Etats-Unis, le Canada ou encore le Japon ; 28 accords pour la promotion et la protection réciproque des investissements (APPRIs)), le Mexique est devenu la première puissance commerciale d’Amérique latine pour un total de plus de 740 Mds USD. Malgré un recul des investissements directs étrangers (IDE) reçus en 2012 (13,4 Mds USD), le flux des IDE reste significatif. Le Mexique est le 1er pays latino-américain en IDE et le 4èmerécepteur de la région en 2012 (captation de 7,7% des IDE), et est désormais placé au 48èmerang sur 185 pays (gain de 5 places) au classement Doing Business 2013, devançant les BRICs : Chine (91ème), Russie (112ème), Brésil (130ème) et Inde (132ème).

Le Mexique est un marché accessible en Amérique latine avec un environnement des affaires en mutation : mesures de simplification de l’investissement étranger et de certification des produits (électroniques, cosmétiques, démarches administratives, ou autres…).

  • La présence française au Mexique

Environ 400 entreprises françaises sont implantées au Mexique (dont la plupart des grands groupes) sur une gamme sectorielle très ample. Le principal défi est aujourd’hui d’accroître la présence, de PME et d’ETI dans un pays qui s’efforce de diversifier ses partenaires.

Les échanges franco-mexicains (3,4 Mds EUR en 2012) se maintiennent en notre faveur, la France affichant, au titre de 2012, un excédent commercial de 1.1 Md USD avec son partenaire mexicain. Ceux-ci demeurent cependant en-deçà que ce qu’ils pourraient être, compte tenu de la taille des marchés et du poids des deux pays, en termes de richesse comme d’exportations.

La part de marché de la France reste cantonnée au 1% symbolique, l’actualité des réformes internes au Mexique (en ce compris le chantier des réformes fiscales lancé par le Président Nieto en septembre 2013) et l’intensification actuelle des relations bilatérales laissent présager d’une revivification des échanges commerciaux et des investissements productifs de long terme dans l’un et l’autre pays.

  • Grande distribution vs. commerce traditionnel

L'émergence d'une classe moyenne ces dernières années a considérablement accru l'importance du secteur de la grande distribution. Le commerce traditionnel a ainsi souffert de l'émergence de cette grande distribution et est aujourd’hui en régression. La grande distribution mexicaine s’est profondément transformée suite à l’arrivée de Walmart en 1997. Les supermarchés: Wal Mart de México, Controladora Comercial Mexicana et Gigante sont les 3 principaux groupes mexicains de la grande distribution.

Ces chaînes de distribution moderne investissent chaque année entre 1,5 et 2 Mrds USD pour rénover ou inaugurer des points de vente (2400 nouveaux points de vente en 2011 pour les membres de l’Asociacion Nactional de Tiendas de Autoservicio y Departamentales - ANTAD).

En 2011, les investissements ont culminé à 3,6 Mrds USD ; environ 3,2 Mrds USD pour 2012. La chaîne Mambo vient de changer le format de ses points de vente : d’un concept d’épicerie de quartier, elle passe à celui de supérette en augmentant son offre de produits (5000 références dans chaque magasin au lieu de 2000 et introduction de produits de boucherie, de fruits et légumes frais et d’articles non alimentaires, tels que quincaillerie, papeterie, téléphones portables, jouets et 300 produits pharmaceutiques).

La chaîne est exploitée par Grupo Alta, un groupe mexicain qui gère les activités d’investisseurs privés dans les domaines de la téléphonie publique, des services financiers (micro-crédit) et de la distribution. En 2 ans depuis sa création, elle compte aujourd’hui 164 points de vente. Les projets de développement prévoient, pour cette année, l’ouverture de 200 nouveaux magasins, en propre et sous forme de franchise. L’objectif serait de parvenir à un total de quelque 10.000 magasins d’ici 10 ans. Mambo aurait placé 50 franchises lors de la dernière édition du salon de la franchise 2013 qui a eu lieu à Mexico en mars dernier.

  • La franchise au Mexique

Selon les statistiques 2012 de l’association mexicaine de la franchise (l’ «AMF »), sur les 1.013 réseaux de franchise estimés au Mexique, environ 500 sont réellement actifs et sur ces 500 réseaux qui opèrent, la moitié sont accréditées par le programme national de franchise du gouvernement fédéral. Toujours selon les statistiques 2012 de l’AMF, ce secteur emploie (emplois directs) plus de 500.000 personnes.

 *** *** ***

Ainsi, des opportunités existent pour l’offre des PME françaises notamment sur les secteurs de la distribution, de la cosmétique et de la beauté, de la santé, des TIC, des équipements agricoles, de l’énergie (hydrocarbures, mines), de la manufacture automobile et aéronautique, du développement durable et de l’environnement :

- car tous ces secteurs présentent un potentiel de développement important, et

- le PIB par habitant est en croissance avec :

- 10.184,2 USD / hab. en 2011,

- 10.247,2 USD / hab. en 2012,

- 10.989,10 USD / hab. estimatif pour l’année 2013,

soit + 8 % sur ladite période.

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