webleads-tracker

MENU
Nos expertises Présentation du cabinet Présentation en vidéo Notre approche Nos départements Nos avocats Nos publications Nos distinctions Nous contacter Agenda / évènements Nos événements Autres événements Photothèque / Vidéothèque Ouvrages de référence Lexique Newsletters Rechercher Nos sites internet Distribution Concurrence consommation Immobilier IT / IP Corporate Restructuring International Partenaires Medias Contact Newsletter
SUIVEZ NOUS SUR
la lettre des réseaux
L'actualité juridique et économique des réseaux de distribution par Simon Associés
simon associés simon associés
Accueil >Distribution
 

Conditions de validité du contrat de mandat d’un agent sportif

Cass. civ. 1ère, 11 juillet 2018, n°17-10.458

La Cour de cassation précise les conditions de validité d’un contrat de mandat d’un agent sportif au regard de l’article L.222-17 du Code du sport. Si ces dispositions rappellent la nécessité d’un contrat écrit, elles n’imposent pas que le contrat soit établi sous la forme d’un acte écrit unique. Le contrat de mandat peut résulter d’un échange de courriers électroniques.

Une société A. dirigée par un agent sportif a été mandatée par une société B. aux fins de négocier le transfert d’un joueur avec le club allemand de football de Dortmund. La société A. a assigné la société B. en paiement d’une somme correspondant au montant de la commission qu’elle estimait lui être due en vertu de ce mandat. La question était de savoir si le mandat litigieux respectait l’article L.222-17 du Code du sport, dans la mesure où il avait été conclu par un échange de courriels, qui comportaient eux-mêmes tous les éléments exigés par ces dispositions.

La Cour de cassation a tout d’abord rappelé « qu’il résulte de ce texte que le contrat en exécution duquel l’agent sportif exerce l’activité consistant à mettre en rapport les parties intéressées à la conclusion d’un des contrats mentionnés à l’article L.222-7 du même code est écrit et que toute convention contraire est réputée nulle et non écrite ». La Cour de cassation a ensuite cassé l’arrêt rendu le 10 novembre 2016 par la Cour d’appel de LYON, qui avait rejeté les demandes de la société A. en retenant que les courriels échangés par les parties, qui ne regroupent pas dans un seul document les mentions obligatoires prévues par l’article L.222-17, ne sont pas conformes aux dispositions de ce texte.

Cela considérant :

« Qu’en statuant ainsi, alors que l’article L.222-17 du code du sport n’impose pas que le contrat dont il fixe le régime juridique soit établi sous la forme d’un acte écrit unique, la cour d’appel, en ajoutant à la loi une condition qu’elle ne comporte pas, a violé le texte susvisé » (nous soulignons).

La Cour de cassation a, par ailleurs, rappelé, au visa de l’article L.222-17 du Code du sport et de l’article 1108-1 du Code civil alors en vigueur (1174 selon la numérotation issue de l'ordonnance du 10 février 2016), « qu’il résulte du dernier texte que, lorsqu’un écrit est exigé pour la validité d’un acte juridique, il peut être établi et conservé sous forme électronique dans les conditions prévues aux articles 1316-1 et 1316-4 du code civil alors en vigueur » (1366 et 1367 selon la numérotation issue de l'ordonnance du 10 février 2016). La Cour de cassation a donc considéré qu’en retenant qu’un message électronique ne peut, par nature, constituer l’écrit concentrant les engagements respectifs des parties, la cour d’appel a violé les textes susvisés. La Cour considère, par conséquent, qu’un contrat de mandat d’un agent sportif peut résulter d’un échange de courriers électroniques, dès lors que ces courriels contiennent toutes les mentions requises par l’article L.222-17 du Code du sport.

A rapprocher : L.222-17 du Code du sport

VOIR AUSSI

Caractère abusif d’une clause autorisant l’exigibilité anticipée des sommes prêtées

Cass. civ. 1ère, 10 octobre 2018, n°17-20.441

- Vu : 417

Il incombe au juge de rechercher d’office le caractère abusif d’une clause autorisant la banque à exiger immédiatement la totalité des sommes dues en cas de déclaration inexacte de l’emprunteur.

> Lire la suite

La clause compromissoire n’est pas valable dans les contrats conclus à titre non-professionnel

Cass. civ. 1ère, 20 décembre 2017, n°16-21.425

- Vu : 1231

Un contrat peut comprendre une clause compromissoire lorsqu’il a été conclu « à raison d’une activité professionnelle ».

> Lire la suite


Les plus vus...
Rappels concernant l’obligation périodique de statuer sur une augmentation de capital réservée aux salariés
15 janvier 2013 - Vu : 71599
La collectivité des associés d’une société par actions doit, lorsque le rapport de gestion présenté à l’AGO annuelle indique ...
> Lire la suite
Le nouvel article 1231-5 du code civil relatif à la clause pénale
14 mai 2016 - Vu : 52512
Parmi les nombreuses dispositions qu'elle contient, la réforme du droit des contrats introduit un nouvel article 1231-5 au ...
> Lire la suite
MAPIC - 16-18 novembre 2016 - Cannes | Palais des Festivals
27 septembre 2016 - Vu : 37766
SIMON ASSOCIÉS sera présent au MAPIC du 16 au 18 novembre à Cannes. ...
> Lire la suite
Clauses de durée et poursuite des relations commerciales dans les contrats de distribution
1 décembre 2012 - Vu : 33222
La poursuite des relations commerciales dans les contrats de franchise, et plus généralement dans les contrats de distribution, ...
> Lire la suite
Copyright ©2016 La lettre des Réseaux | Création et réalisation Webcd©